Dimensions: 27,5 x 17 x 10 cm. Circa 1763-1766 Patinated terracotta model Bears the monogram "LD" on the rock.
On a molded and gilded wooden base bearing a brass cartouche, dimensions: 31 x 20 x 14 cm
EXPERTISE
Cabinet Lacroix-Jeannest, Paris
PROVENANCE
Laurent Delvaux (1696-1778) married to Marie-Agnès Colas (1698-1778)
Jean Godefroid Delvaux (1737-1813) married to Catherine-Thérèse Martine Van Assche
François Guillaume Delvaux (1774-1855) married to Elisabeth Jeanne Françoise Stevens (1778-1834)
Rosalie Isabelle Henriette Delvaux (1802-1857) married to Prosper Morren (1802-1871)
Jules François Jean Morren (1835-1911) married to Martha Fuchs-Delvaux (1867-1948)
Edith Eugenie Marie Ghislaine Morren (1896-1963) married Jean van der Voordt (1895-1975), Château Hoveberg, Belgium
Anne van der Voordt (1925-2018) married to Kai Curry-Lindahl (1917-1990), Stockholm
then inherited within the family
BIBLIOGRAPHY
Alain Jacobs, Laurent Delvaux, Ghent 1696 - Nivelles 1778, Paris, Arthéna, 1999, S230, pp. 427-428 and S.236, pp. 429-230
Related works
-Laurent Delvaux, Justice, soft stone covered with white plaster, H. 146.5 cm, Brussels, balustrade of the left wing of the hemicycle of the Palace of Charles Alexander of Lorraine
In 1760, under the direction of the architect Jean Faulte (1726-1766), construction began on the new summer quarters of the Brussels palace of the Lorraine prince, Governor of the Netherlands in the service of Austria, Charles Alexander of Lorraine (1712-1780). The entrance to the building, in the form of a concave semicircle, the central part of the structure and the seat of the Governor-General of the Austrian Netherlands, is in a style that foreshadows the Neoclassical architecture of the 1780s and 1800s. With the aim of firmly establishing the power of Governor-General Charles Alexander, the choice of allegorical figures adorning the prestigious façade had to be entrusted to a leading sculptor. The choice fell upon Laurent Delvaux. The sculptor, in consultation with the Governor-General and his architect, proposed to exalt, beyond the person of Charles Alexander, the just, civic, and moral power of the Imperial Crown through the representation of five female allegorical figures: Magnanimity, Bravery, Humanity, Politics, and Religion. They were accompanied by four statues of children symbolizing the cardinal virtues: Justice, Temperance, Fortitude, and Prudence.
The two works presented here are the rare preparatory sketches modeled in terracotta for the stone figures of Justice and Prudence.
After periods spent in England, Italy, and France, and a career already rich in important commissions, Laurent Delvaux was in the almost exclusive service of the princely patron, Charles Alexander of Lorraine, during the 1760s. This period was undoubtedly the artist's most brilliant and prestigious. The commission of the cardinal virtues to the great Ghent sculptor in 1760 took place within a context of true peace, prosperity, and the flourishing of the Fine Arts in Brussels.
Modeled with vigor, fluidity, and precision, these two studies are important witnesses to what these now heavily eroded statues once looked like. Perhaps to harmonize the entire façade while breaking with the series of five other allegorical figures, Delvaux substituted the usual female figures of the Cardinal Virtues of the Baroque period with nude children seated on rocks, adorned with attributes that personify them. Justice holds the Roman fasces and a sword symbolizing authority and power, while at her feet, scales represent impartiality. Accompanied by the emblematic serpent, the putto personifying Prudence holds a mirror in which he gazes at his reflection. It is worth noting that this last attribute no longer appears on the final stone sculpture. All four of Delvaux's terracotta studies, preparatory to this important architectural project, are documented in the literature on the artist. Temperance is held at the Royal Museums of Fine Arts of Belgium (inv. 10491), while the sketch for Fortitude is in a private collection. Unique on the art market, our two terracotta allegories come directly from the sculptor's family through inheritance.
LAURENT DELVAUX (1696 - 1778)
Allégorie de la Justice
Vers 1763-1766
Modelli en terre cuite patinée
Monogramme "LD" sur le rocher
Dim. 27,5 x 17 x 10 cm
Sur des base rapportées en bois mouluré et doré portant un cartouche en laiton. Dim. 31 x 20 x 14 cm
PROVENANCE
Laurent Delvaux (1696-1778) marié à Marie-Agnès Colas (1698-1778)
Jean Godefroid Delvaux (1737-1813) marié à Catherine-Thérèse Martine Van Assche
François Guillaume Delvaux (1774-1855) marié à Elisabeth Jeanne Françoise Stevens (1778-1834)
Rosalie Isabelle Henriette Delvaux (1802-1857) mariée à Prosper Morren (1802-1871)
Jules François Jean Morren (1835-1911) marié à Martha Fuchs-Delvaux (1867-1948)
Edith Eugénie Marie Ghislaine Morren (1896-1963) épouse Jean van der Voordt (1895-1975), Château Hoveberg Belgique
Anne van der Voordt (1925-2018), épouse de Kai Curry-Lindahl (1917-1990), Stockholm
par descendance
BIBLIOGRAPHIE
Alain Jacobs, Laurent Delvaux, Gand 1696 - Nivelles 1778, Paris, Arthéna, 1999, S230, p.427-428 et S.236 p.429-230
Oeuvres en rapport
-Laurent Delvaux, La Justice, pierre tendre recouverte d'enduits blancs, H.146,5 cm, Bruxelles, balustrade de l'aile gauche de l'hémicylce du Palais de Charles Alexandre de Lorraine
En 1760, sous la direction de l’architecte Jean Faulte (1726-1766), débute la mise en chantier du nouveau quartier d’été du palais Bruxellois du prince lorrain, gouverneur des Pays-Bas au service de l’Autriche, Charles-Alexandre de Lorraine (1712-1780). L’entrée du bâtiment en forme d’hémicycle concave, partie centrale de l’ouvrage et siège du gouverneur général des Pays-Bas autrichiens s’inscrit dans un style qui annonce l’architecture néo-classique des années 1780/1800. Avec l’idée d’asseoir solidement le pouvoir du gouverneur général Charles-Alexandre le choix des allégories ornant la prestigieuse façade se devait d’être confié à un sculpteur des plus en vue. Le choix se porta sur Laurent Delvaux. Le sculpteur, en concertation avec le gouverneur général et son architecte, proposa d’exalter, au-delà de la personne de Charles-Alexandre, le pouvoir juste, civique et moral de la Couronne impériale via la représentation de cinq allégories féminines: La Magnanimité, La Bravoure, L’Humanité, La Politique et La Religion. Elles étaient accompagnées de quatre statues d’enfants symbolisant les vertus cardinales : La Justice, La Tempérance, La Force et La Prudence.
Les deux œuvres que nous présentons ici sont les rares esquisses préparatoires modelées en terre cuite pour les figures en pierre de La Justice et de La Prudence.
Après des séjours en Angleterre, en Italie et en France et une carrière déjà riche en commandes importantes, Laurent Delvaux est au service presqu’exclusif du mécène princier, Charles-Alexan dre de Lorraine durant la decennie 1760. Cette période est sans conteste la plus brillante et la plus prestigieuse de l'artiste. La commande des vertus cardinales au grand sculpteur gantois s'inscrit en 176 dans un véritable contexte de paix, de prospérité et d’épanouissement des Beaux-Arts à Bruxelles
Modelés avec vigueur, souplesse et précision, ces deux études sont les témoins importants de ce que furent ces statues aujourd’hui fortement érodées. Sans doute pour harmoniser l'ensemble de la façade tout en rompant avec la série des cinq autres allégories, Delvaux substitue des enfants nus assis sur des rochers affublés des attributs qui les personnifient aux habituelles figures féminines des Vertus Cardinales de l’époque baroque. La Justice tient le faisceau de licteur romain et une épée symbolisant autorité et pouvoir, tandis qu'à ses pieds une balance représente l’impartialité. Accompagné de l’emblématique serpent, le putto personnifiant la Prudence tient dans sa main un miroir dans lequel il se mire. Il est à noter que ce dernier attribut n’apparait plus sur la sculpture définitive en pierre. Les quatre études en terre cuite de Delvaux préparatoires à cet important programme architectural sont toutes répertoriées dans la littérature sur l’artiste, La Tempérance est conservée au musée des Beaux-Arts de Belgique (inv.10491) alors que l’esquisse de La Force est localisée en main privée. Inédites sur le marché de l’art, nos deux allégories en terre cuite proviennent directement par successions de la famille du sculpteur.